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Vendredi 13 juin 2008

« Dessine moi un mouton » à Bab-el-Oued


 


A l’occasion de la journée internationale de l’enfance, un après-midi festif, animé par le centre d’accueil et d’amitié de Bab-el-Oued, a eu lieu à l’hôpital Maillot. 

Dimanche 1er  juin, le service de pédiatrie de l’hôpital Maillot a résonné de rires et de youyou inhabituels en ces lieux. Pour la journée internationale de l’enfance, les élèves du « centre d’accueil et d’amitié de Bab el-oued » ont animé, en collaboration avec l’association Amine de l’hôpital, un après-midi de fête pour les jeunes malades.

Dans la cour, sous un velum improvisé, et un soleil incertain, les enfants nous ont donné un très beau spectacle. En guise d’ouverture, et pour marquer le sens de la fête, trois jeunes ont lu avec application la déclaration internationale des droits de l’enfance.

Ensuite, les classes de la 3ème à la 5ème année nous ont fait entendre quelques chansons et comptines. Nous avons ainsi pu admirer la classe de Patricia Blanc, notamment les très beaux déguisements portés par un lapin et un cerf. Pour se reposer, les jeunes interprètes ont pu admirer les tours d’un magicien qui a su capter pleinement l’attention des petits et des plus grands.


Mais le clou de la fête était le tant attendu Petit Prince, adapté de Saint-Exupéry par Raphaële de La F. et Raphaël A.. Depuis plusieurs mois une troupe de 18 enfants de Bab el-Oued se réunissait sous leur direction tous les lundis. Les enfants ont ainsi vécu cette première expérience de scène, guidés par leurs deux professeurs, qui ont aussi été metteurs en scène, décorateurs, costumiers. Le public a eu la surprise de découvrir un petit prince brun, joué avec beaucoup de conviction, et dont le costume était plus proche d’un Amir oriental que de celui du célèbre petit blond. A chaque changement de scène, le rôle était endossé par un nouvel enfant. Bel effort d’inculturation, souligné par un texte bilingue, auquel les familles présentes auront certainement été sensibles.


Le succès de la fête a aussi résidé dans la participation des enfants malades. Eux aussi ont animé la scène : ils avaient préparé un sketch et les filles ont fait un défilé de mode, apprécié de tous. L’équipe du service de pédiatrie du docteur Laraba a pu profiter de ce spectacle, heureuse de pouvoir admirer les enfants que d’ordinaire elle soigne.


En ce bel après-midi, l’atmosphère était à la joie, et bien évidemment à la gratitude. Gratitude envers les souriantes augustines, les professeurs de théâtre et toute l’équipe du Centre de soutien scolaire de Bab el-Oued, ainsi que le service de pédiatrie de l’hôpital Maillot.


Augustin.

article extrait de Rencontres, Juin 2008


 



par Raphy & Nico publié dans : EVENEMENT
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Vendredi 13 juin 2008

Rendez-vous poétique  autour d’Aimé Césaire


Une rencontre de poésie a été consacrée au père de la négritude le  29 mai à la maison diocésaine.


C’est un bel hommage que le rendez-vous poétique du 29 Mai à la Maison Diocésaine, a rendu au « poète et dramaturge connu dans le monde entier pour ses engagements », Aimé Césaire. Le père de la authentique de négritude  s’est battu toute sa vie contre l’esclavage, le racisme, le colonialisme, thèmes malheureusement toujours d’actualité sous des formes nouvelles.


Nous avons découvert, ou redécouvert cet immense poète à travers une brève présentation de sa biographie et surtout la lecture à plusieurs voix de six fragments du « cahier d’un retour au pays natal » (1939), à travers la lecture entrecroisée de « Armes miraculeuses » (1946) et d’autres poèmes. Plusieurs participants avaient composé eux-mêmes un hommage à Césaire. Certains sont venus lire des poèmes de leur choix, d’Aimé Césaire,  de Senghor - qui fut son condisciple  au lycée Louis le Grand en 1931, et son ami - de Pablo Neruda, de Léon Gontran Damas, de Kateb Yacine : « l’écrivain et le balayeur » (Le Monde -1970).


Il nous fut lu également un interview de Césaire par Khalid Chraïbi en Avril 1965, à l’occasion de la représentation de sa pièce, « la tragédie du Roi Christophe » (1963), interview republiée par « la Nouvelle République », le 21 Avril 2008.  Cette tragédie relate un épisode authentique de l’histoire de Haïti, où l’on voit un homme d’état – non préparé à cela – aux prises avec les grands problèmes d’un pays indépendant, héros ambigu, homme de transition, tragique aventure. Nous conclurons avec le mot de Françoise Vergès, proche d’Aimé Césaire, qui a publié en 2005 le livre : « Aimé Césaire. Nègre je suis, Nègre je resterai , entretiens avec Aimé Césaire »*. Celle-ci décrivait l’oeuvre du poète comme: « une parole « poético-politique de toute beauté ».


Chantal Laurette

 * (Albin Michel, 148 p, 14euros)

Article extrait du magazine « Rencontres », magazine diocésain d'Alger, Juin 2008

 


par R & N publié dans : LA VIE A LA MD
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Mardi 3 juin 2008
par Raphy & Nico publié dans : EVENEMENT
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Dimanche 25 mai 2008
TOUJOURS PLUS D'INFOS SUR
LE SITE DE L'EGLISE CATHOLIQUE D'ALGERIE

http://www.ada.asso.dz
par RN publié dans : LES DIOCESES D ALGERIE ET SES ACTIONS
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Dimanche 25 mai 2008
L’homme de foi du juste milieu

Henri Teissier est de ces hommes de foi qui respectent l’autre

Par le dialogue interreligieux, l’écoute de l’autre, les croyants feront face à l’épreuve de l’existence.

Digne héritier de Monseigneur Duval qui s’est engagé aux côtés du peuple algérien durant la lutte pour l’indépendance, Mgr Henri Teissier, né en 1929 à Lyon, ordonné prêtre pour le diocèse d’Alger en 1955, en 1972, nommé évêque d’Oran, puis coadjuteur du cardinal, et archevêque d’Alger depuis 1988, représente la figure de ces prêtres catholiques loyaux et qui ne s’enflent pas d’orgueil comme dit le Coran. Ce lundi 26 mai, il va recevoir le ruban de Chevalier de la Légion d’honneur. Inlassablement, il oeuvre pour le «vivre ensemble», la paix et l’amitié islamo-chrétienne. Passeur entre les deux rives, il fut président de la Conférence des évêques de la région Nord de l’Afrique de 1982 à 2004 et chercheur actif dans plusieurs espaces et structures qui pratiquent le dialogue interreligieux. Je l’ai connu en présence de Cheikh Ahmed Hamani, à l’époque, président du Conseil supérieur islamique, à Cordoue en 1974, à l’occasion d’un colloque international islamo-chrétien. A cette occasion, il est important de rappeler que sur intervention personnelle de Mgr Tessier auprès de l’évêque de Cordoue, notre groupe de participants musulmans avait été autorisé, à titre exceptionnel, à célébrer la prière du vendredi au sein de la célèbre Mosquée de Cordoue. Un événement unique, inoubliable. Depuis, notre amitié n’a pas cessé de s’affermir, malgré tant d’épreuves. Durant les temps sombres, il est resté en Algérie, solidaire du peuple algérien. Il a toujours proclamé que «l’un des motifs déterminants de notre présence en Algérie, c’est la possibilité de vivre une relation humaine et spirituelle avec des partenaires musulmans. A travers nos rencontres, c’est, pensons-nous, l’Eglise et le monde musulman qui communiquent, et parfois même, qui communient au nom de Dieu». Il mérite aujourd’hui, de son vivant et en exercice, un hommage.

Enrichissement mutuel
Le poids de l’histoire, les interférences politiques et la question de la différence plus que celle des convergences pèsent lourdement sur les imaginaires des musulmans et des chrétiens, l’oeuvre de ceux qui travaillent au rapprochement doit être consolidée. Les musulmans, les chrétiens, et les hommes et femmes de bonne volonté de tous les horizons, sont appelés, avec bonté et vigilance, à, non seulement surmonter les crises, l’épreuve de la différence, mais à les transformer en enrichissement mutuel. Dépassant des réticences et des craintes, depuis longtemps, la plupart, avec courage et patience, font preuve de générosité. Avancer sur les chemins de la fraternité au milieu de signes contradictoires est un bon mot d’ordre. Parmi ces signes contradictoires se situe la question du prosélytisme en Algérie: le respect de la vérité oblige à dire que c’est un épiphénomène, que certains veulent monter en épingle et qui ne concerne que quelques centaines de personnes, souvent fragiles et désorientées. Les affaires pendantes que la presse relate sont incompréhensibles et bien regrettables. On a la triste impression que la méthode pour faire face à cette question est inappropriée et tout à fait exagérée. 132 ans de nuit coloniale n’ont pas changé les convictions du peuple algérien. Certes, la vigilance et des règles de droit précises, comme pour tout pays, doivent être établies et interprétées avec raison, pour contrôler et empêcher l’activisme de «sectes», les dépassements et les actions de portée plus politique que religieuse, mais le discernement s’impose. Si, par exemple, les faits s’avèrent exacts au sujet des propos qu’aurait tenus un juge, dans une de ses récentes affaires, en affirmant qu’il faut «choisir entre la prison ou la mosquée», ce serait un manquement grave à la déontologie judiciaire, une contradiction aux préceptes du Coran et de la Sunna, à la tradition tolérante, à l’image et à l’intérêt de l’Algérie.




La foi est une affaire privée, liée à la liberté de conscience, nul besoin de disposer d’une autorisation pour se convertir. L’Islam, dernière religion révélée, en continuité de l’histoire du salut, pour la dernière phase de l’histoire de l’humanité, est ouvert à l’égard des «gens du Livre». Notre vision doit se fonder sur le principe coranique: «Pas de contrainte en religion».
De plus, nos amis catholiques en Algérie, depuis 50 ans, même s’ils ont le droit de témoigner de leur foi, n’ont pas cherché à convertir quiconque. Malgré le fait que le pape actuel rappelle souvent le caractère central pour l’Église catholique de sa mission d’évangélisation, compte tenu de la crise de l’Eglise et du monde moderne, et au vu sans doute de la vivacité de la religion musulmane qui résiste au temps. Il cherche à réveiller l’ardeur missionnaire des catholiques qui vivent pour la plupart dans un contexte de pluralisme religieux et se trouvent confrontés à d’autres religions. Le Vatican a publié en décembre dernier une «note doctrinale» qui réaffirme la mission d’évangéliser les non-catholiques, y compris les membres d’autres religions chrétiennes, en évitant cependant «toute pression indue». L’Eglise catholique se défend, en effet, de faire du prosélytisme comme l’en accusent notamment l’Église orthodoxe russe et des courants de pensée islamiques. Parfois, partis pour évangéliser le monde, beaucoup de prêtres et de pasteurs se sont mis à l’école des peuples et de leur pensée ne cherchant pas à les détourner de leur foi originelle. Henri Teissier est un de ces grands hommes de foi qui respectent l’autre. Des événements contradictoires marquent la vie des musulmans et celles des chrétiens à travers le monde et dans notre pays. Il est parfois difficile de les comprendre, d’en apprécier le sens et la portée. Il est important de le faire avec sagesse. Certains courants islamophobes étrangers veulent diviser, créer des problèmes, et asseoir leur influence, on ne doit pas tomber dans ce piège. Tout comme en Europe, des courants s’inventent un nouvel ennemi, cherchent l’affrontement: discours xénophobes, reprise de caricatures vulgaires, films haineux contre l’Islam, profanations de tombes musulmanes, incendies de mosquées, mais à chaque fois les responsables chrétiens ont manifesté leur solidarité avec les populations musulmanes victimes de cette «islamophobie» inadmissible.
Des signes d’espérance sont bien visibles. En octobre 2007, après ma rencontre avec le pape, que Mgr Teissier avait encouragé, avec 138 savants musulmans de 50 pays, nous avons adressé aux responsables des Églises et communautés chrétiennes une lettre «Vers une parole commune» pour relancer le dialogue et empêcher que le monde ne sombre dans la méconnaissance et les injustices. Nous sommes devenus 245 et ont a reçu des réponses positives de la part du pape Benoît XVI, et des responsables du Conseil oecuménique des Eglises. Du 4 au 6 novembre 2008, à Rome, aura lieu la première séance du forum islamo-catholique mondial pour échanger sur les fondements théologiques et spirituels ainsi que sur la dignité humaine et le respect réciproque. De même, un colloque interreligieux sur «la liberté, la justice et la paix» aura lieu à Rome du 11 au 13 juin pour dialoguer et apprendre à se connaître. Tout cela constitue des signes encourageants d’un chemin de dialogue qui se poursuit. L’Algérie, terre de la communauté médiane, avec sa riche histoire de saint Augustin à l’Emir Abd El Kader et tant de citoyens attachés à la civilisation doit être à la pointe de cette mission. Vigilance et sens de l’hospitalité, nos maîtres mots.

Confiance en l’avenir
La crise des valeurs et des traditions face aux défis de notre temps nécessite des réformes permanentes. Musulmans et chrétiens, à partir de nos spécificités, on doit pratiquer le renouveau et l’ouverture au monde, pour se rencontrer, se comprendre et apprendre à vivre ensemble. L’archevêque d’Alger est un de ces prêtres mesurés qui recherche le juste milieu, conscient des réformes à réaliser au sein de l’Eglise et qui n’hésite pas à exprimer parfois sa différence avec le Vatican, notamment lorsqu’il s’agit du rapport aux musulmans. Il s’était déclaré effondré, comme nous, après le discours du pape à Ratisbonne en 2006, tout en gardant confiance en l’avenir. De même dans le monde musulman, on doit se solidariser, raisonner et adapter nos pratiques en fidélité à nos sources et en conformité à la marche du temps. Par le dialogue interreligieux, l’interconnaissance, l’écoute de l’autre, les croyants sortiront de leurs préjugés et feront face à l’épreuve de l’existence.

Mustapha CHERIF

Extrait du quotidien L'Expression d'Algérie

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Dimanche 25 mai 2008

Le Pape Benoit XVI a accepté la démission de Mgr. Henri Teissier, en conformité au Canon 401-1 du Code de Droit canonique et nommé le Père Ghaleb Moussa Abdallah Bader du Patriarcat Latin de Jérusalem, archevêque d'Alger.

 

Ghaleb Moussa Abdallah Bader

22.07.1951 Né à Khirbeh (Jordanie)
04.09.1963 Entré au petit Séminaire à Beit-Jala
13.06.1975 Ordonné prêtre à Jabal-Weibdeh, Amman, par S.E. Mgr. Neemeh Simaan
09.1976 Vicaire à la paroisse du Christ-Roi, Amman – Misdar, avec le curé D. Michel Sabbah
1976 Inscrit à la faculté de Droit à Damas (Syrie)
08.1979 Secrétaire de S.B le patriarche J.J. Beltritti et professeur au séminaire à Beit-Jala. Doctorat en Droit civil à l'Université de Damas
01.09.1981 études de Droit Canon et de philosophie à Rome
09.1986 Doctorat en Droit Canon et en philosophie, Professeur au Séminaire et vice-official au tribunal ecclésiastique.

De 1981 à 1986, il a participé à le traduction en arabe du Code de Droit canonique.


10.1988 Président du tribunal ecclésiastique à Jérusalem
08.1992 Curé à Jabal-Weibdeh, Amman, et président du tribunal ecclésiastique à Amman
Juin 1998 Il quitte la paroisse et s'occupe uniquement du tribunal ecclésiastique

De 1996 à 2001, il fut consulteur au Conseil Pontifical pour le dialogue inter-religieux

 www.ada.asso.dz


par RN publié dans : EVENEMENT
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Dimanche 25 mai 2008
Monseigneur Teissier, Archevêque d'Algérie et Evêque d'Alger, Père de famille de cette Eglise de la Rencontre, qui réside avec nous à la Maison Diocésaine, attendait depuis 4 ans un successeur.

Voila, qu'hier, samedi 24 Mai 2008, à 12h, la nouvelle est tombée.

Le Pape Benoit XVI a nommé le Père Ghaleb Moussa Abdallah Bader du Patriarcat Latin de Jérusalem, archevêque d'Alger.

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Après tant d'années de prières, d'amour, de force, de courage donneés au service de l'Eglise d'Algérie qui avait choisi après l'indépendance de rester en Algérie et de faire, en plus de la pastorale auprès de sa petite communauté catholique, son ministère auprès des musulmans, nous sommes forcement tous un peu sous le choc de l'émotion de l'annonce, mais nous nous préparons à rester dans le temps de l'Accueil et de l'Espérance.

 
par Raphy & Nico publié dans : EVENEMENT
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Samedi 17 mai 2008

Alors qu’à Alger le jeudi 8 mai ressemblait davantage à un jour de mars avec de passagères éclaircies et une large chape grise qui surplombait la ville, il sonnait ce jour-là comme un air de fête à la Maison Diocésaine.


Des guirlandes de lumières balayaient la cour de l’Abbé Pierre, des caprices et autres friandises s’amoncelaient sur les tables, plus loin, dans le jardin, un quatuor s’entraînaient pour le « mondial de pétanque de Marseille ». On entrait dans la maison et une délicieuse fragrance de cannelle éveillait les papilles. Marie cuisinait son célèbre couscous tandis qu’à ses côtés les précieuses mains épluchaient, coupaient et lavaient les légumes. Chacun y mettait du sien pour préparer la Rencontre Bila Houdouds (Sans Frontières).
 

Initiée par notre amie Marie, cette soirée plus que les autres encore a remporté un franc succès et atteint son objectif : celui de rassembler et mélanger un large éventail de personnes dans un esprit de fraternité et de simplicité.



Vers 20h00, une soixantaine de personnes dont une vingtaine de nationalités différentes, laïcs et prêtres, adolescents et moins jeunes, célibataires et familles ont partagé dans la joie le repas. Assez rapidement, l’ambiance s’est détendue et les groupes se sont  fondus les uns aux autres. Derbouka et guitare sous les doigts, les  plus jeunes ont rythmé les danses.


Les anciens étaient contents de trouver une atmosphère « plus décontractée », les plus âgés ont apprécié le rassemblement des générations. Une mère de famille a particulièrement apprécié cette « belle mosaïque de notre société algéroise, dans des proportions bien homogènes » quant à une jeune lycéenne, elle « a adoré être » à cette « fameuse » rencontre : « je dois dire que nous n'avons pas beaucoup à faire entre les trajets lycée-maison/ maison-lycée, c'est pour cela que l'idée de se retrouver à la maison diocésaine afin de passer d'agréables moments et de connaître des personnes différentes m'a semblé extra. », nous confie-t-elle.

En un mot comme en cent : à quand la prochaine ?

par Raphy & Nico publié dans : LA VIE A LA MD
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Samedi 3 mai 2008
La source avait un Roi... et le Chat s'en allait en pélerinage

 
  Il était une fois il y a bien longtemps. L'histoire commence ainsi. En 2004, le CIDDEF, Centre d'Information et de Documentation sur les Droits de l'Enfant et de la Femme, héberge un atelier de conteuses amatrices fondé par deux femmes du pays. Elles interprètent les contes issus du terroir algérien en arabe, kabyle et français. Les raconteries ont lieu dans les milieux hospitaliers auprès d'enfants et dans des centres auprès des femmes en détresse. Leur atelier est né.

Kan ya makan  fi qadim azzamen. L'atelier s'aggrandit et prend le doux titre : "les Perles d'eau". En plus des contes, chansons et charades populaires, il organise des lectures croisées en hommage aux grandes figures algériennes.

Amachahou hahou hahou inid ; hahou hahou répond l'asssemblée. L'histoire continue le jeudi 13 mars 2008 à la maison diocésaine. Autour d'une méïda sur laquelle scintille les flammes des bougies, petits et grands, yeux écarquillés, oreilles dressées, se penchent pour boire ces paroles enchantées.

La co-fondatrice et auteur ouvre cet après-midi avec son conte "le Roi des Sources", et ce voyage du "terroir à l'écritoire" entrecoupé d'éclats de rires et d'applaudissements, nous emmène vers ces vieux mythes surgis de la mémoire frémissante de leurs grands-mères. Chacun repart l'âme voyageuse, l'esprit rêveur, sans oublier ce petit air qui trotte dans la tête : كاب يا ماكب في قريم الزماب

par Raphy & Nico publié dans : LA VIE A LA MD
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Samedi 26 avril 2008

Nous te tirons notre révérence, notre chapeau à ton verbe et ton humanisme, cher Aimé Césaire !

C'est au fond de nos tripes où l'homme est homme, dans sa nudité et sa richesse, que résonnent ta révolte et ton droit. 

Dans ce pays, dans lequel nous avons été envoyé et où a aussi sévi la petitesse de l'homme - le racisme, le colonialisme et l'islamisme - bafouant des générations, nous chanterons tes vers.

Le jeudi 29 mai à 15h00 à la maison diocésaine, dans la simplicité, nous tenterons  de donner echo à ta poésie éveillée et exigeante et nous unirons pour une universalité fraternelle l


par Raphy & Nico publié dans : LA VIE A LA MD
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