Publicité

Dimanche 23 décembre 2007

 

عيد الأضح

 


Ce mercredi 19  décembre,
l'Algérie entière fêtait l'Aid el Adha (le sacrifice du mouton).


Nous avons passé cette grande fête à Alger dans la famille d'amis kabyles.

AK03Famille-copie-1.JPG

Sur la grande place d'un quartier d'Alger, dès 8h00 du matin, des combats de béliers s'organisent. Pendant que les grands prient à la mosquée ou chez eux, les enfants et adolescents "chauffent" les moutons et se réjouissent de les voir s'affronter cornes contre cornes.

Après la prière, le temps du sacrifice. Sur la place publique, des petits groupes s'organisent, amenent leur mouton à l'endroit choisi, attendent leur tour. Tous les hommes ne peuvent pas égorger le mouton, tous les hommes ne savent pas.
Ceux qui ne savent pas, sont là pour aiguiser le couteau, tenir le mouton, le tranquiliser et parfois éloigner les moutons à qui ce ne serait pas le tour, pour ne pas qu'ils voient . Ceux qui ne savent pas, sont aussi présents pour être, tout simplement, là et partager la grande fête avec les autres. Toutes les familles ne peuvent pas s'offrir un mouton, mais tout le monde est là pour s'épauler. Les familles, qui ont un mouton, donnent une partie de la viande aux plus pauvres.

Une fois le mouton égorgé en direction de la Mecque, on délie les pattes du mouton pour qu'il parte au paradis. Certains moutons bougent leurs pattes et galoppent dans l'air donnant l'impression qu'ils courent dans le ciel, d'autres, pris d'intenses convulsions, donnent un spectacle moins agréable. 


AK08gonflagepompe.JPG

Vient ensuite le temps du dépeçage. Pour que ce travail soit bien fait et facilement réalisable, la peau doit être décollée du reste du corps. Pour cela, on perce un trou dans la jambe du mouton et on souffle dedans jusqu'à ce que la peau se décolle. On peut souffler avec la bouche, donner de l'air avec une pompe à vélo ou encore avec un sèche-cheveux !!! Une fois le mouton gonflé et qu'il ressemble à ces poissons ronds, avec des pics qui se gonflent, on le dépèce tranquillement.


AK10depecage.JPG

Pendant que les hommes continuent ce travail, les femmes, en cuisine, commencent le leur. Les hommes apportent la tête et les pieds du mouton aux femmes. Elles commencent la préparation du "bouzoulouf", grillent sur le feu les poils de la bête jusqu'à ce que la peau soit bien lisse. Cette exercice demande un certain coup de main, quand les poils sont cuits, on les retire avec un couteau et là il ne faut pas faire d'entailles.
C'est aussi le moment de la préparation des abats, mets tant recherchés, qui seront mangés au déjeuner.


AK15Bouzouloufraphy.JPG

La fête demande beaucoup de travail puisque toutes les familles se rendent visite, se croisant parfois sans se voir, avec thé, café, gateaux, abats..... Le premier jour, les jeunes se déplacent pour voir leurs ainés et le lendemain on recommence dans l'autre sens!

Nous avons, nous aussi, suivi nos amis et visiter leur famille. Nous connaissions l'oncle et le cousin (qui n'ont que 3 ans d'écart), ils s'engueulaient gentiment pour savoir où nous allions dîner, chez la mère de l'un ou de l'autre "tu n'as qu'à dire à ma mère qu'on ira pas dîner chez elle"... In fine, la mère de l'oncle a gagné et nous avons soupé chez elle. Nicolas (bien plus téméraire que moi) a fait , alors, le plein de découvertes culinaires : abats, bouzoulouf, asben (panse de mouton farci au poumon, abats, cerveau...) !!!

Si les femmes plus encore que les autres jours travaillent toute la journée à préparer les repas, à recevoir les gens, cette fête est avant tout celle de la solidarité.

PS : Il faut savoir que si beaucoup de moutons sont égorgés ce jour-ci, les algériens mangent tout (aucun gaspillage) et c'est la seule fois où tous mangent à peu près à leur faim et de la viande. (ils tuent au final beaucoup moins de bêtes que nous et ne font pas souffrir les animaux).

 

 

Par Raphy&Nico - Publié dans : ALGERIE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 23 décembre 2007
Joyeux Aïd à tous nos amis musulmans d'Algérie et d'ailleurs.
عيدكم مبارك     



Mercredi 19  décembre , l'Algérie célébrait l'"Aïd  el Adha", appelée communément  
" Aïd el Kébir "  en Afrique du Nord, elle est aussi appelée " Tabaski " en Afrique de l'Ouest, " Tafaska " chez les Berbères et " Kurban Bayrami " en Turquie.

L'Aïd al Adha (la Fête du Sacrifice) est l'une des fêtes musulmanes les plus importantes. Elle marque chaque année la fin du pèlerinage à La Mecque et a lieu le 10 du mois de Dhou al Hijja, dernier mois du calendrier musulman.

Cette fête commémore la soumission à Dieu du patriarche Abraham qui était prêt à sacrifier son fils aîné sur son ordre (Ismaël, selon la tradition musulmane, ou Isaac, selon la Bible ; le Coran ne donne pas explicitement le nom de ce fils).


Chaque famille musulmane, dans la mesure de ses moyens, sacrifie un animal (brebis, chèvre, mouton, vache ou chameau) en l'égorgeant couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque. Une partie de la chair de ce sacrifice bénéficiera aux plus démunis parmi les musulmans, affermissant ainsi la solidarité et l'assistance mutuelle tel que les prescrit Allah.


C'est un jour de réconciliation où chacun est invité
à pardonner à celui qui lui a fait du tort.


Cf :
http://amisdiocesesahara.free.fr/aideladha07.html

Le site de nos amis du diocèse du sahara.


Par Raphy&Nico - Publié dans : ALGERIE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 7 décembre 2007
Bonjour à tous,
Voila quelques mois que nous donnons de moins en moins de nouvelles,  et pour cause nous ne chômons point.

Pour les petites nouvelles de notre vie quotidienne à la MD : n'accueillant point de groupe à cette période nous en avons profité pour nous lancer dans des gros travaux, soit changer le carrelage de notre grande salle à manger.

Pourquoi, vous nous demandez ? car après le tremblement de terre de 2003, des ouvriers ont jeté de l'acide sur le beau carrelage qui datait de près de 100 ans. Il est alors devenu poreux, crasseux et impossible à nettoyer. Nous avons donc, pour entretenir cette belle maison et bien accueillir nos hôtes, envisagé ces travaux.

Et, des travaux comme cela, ça implique pas mal de choses : tout vider, transformer les autres salles, tout ranger autrement, changer les habitudes... ce n'est pas une mince affaire.

Les travaux ont commencé il y a peu. Tout se passaient comme nous voulions, les ouvriers travaillaient avec ardeur, finesse et efficacité (vous lisez bien!)...
TX01SAMgravat.JPG
J+2

Nous avions 5 jours d'avance sur les délais, (non, non, ce n'est pas un poisson d'Avril, d'ailleurs nous sommes en décembre) ! Tout était fait proprement, tout était rangé. Point de gravats dispersés aux alentours, la serpillère était soigneusemet passée par les ouvriers (oui, oui, croyez-nous)... Le rêve ! le carrelage est d'ailleurs prêt à être posé.

J+4

Mais... ce sont bien de travaux dont nous parlons, n'est-ce pas ?...

Alors, que nous avions bien demandé à notre entrepreneur d'être sur ses gardes et de nous montrer les échantillons de carreaux, ce dernier nous a dit  "y a pas de problème, makach mouchkil, wellah vous les verrez à temps et puis s'il on le fait trop tôt les carreaux vont disparaître de l'usine et après vous aurez plus ceux que vous avez choisis"

Mais, bien sûr, l'usine vient de changer sa politique de commandes... Pour avoir les carreaux... il ne faut plus 4 jours mais 20 jours pour les commander !!!!

l'Aïd et Noël s'annoncent dans la poussière... suite au prochain numéro !!
Par Raphy&Nico - Publié dans : LA VIE A LA MD
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 7 décembre 2007

NDA08MatthiasGiesenSaska.JPG                                                                                  

Jeudi 22 novembre, malgré une pluie battante, plus de 350 personnes se sont mis de concert pour assister au récital d’orgue et de chant initié par Madame Sylvia Meir-Kajbic, Ambassadeur d’Autriche en Algérie et accueilli par Monseigneur Henri Teissier à la Basilique de Notre-Dame D’Afrique.

Ce concert a précisé l’Ambassadeur « est le symbole du renforcement des relations culturelle et humanitaire » et « du rapprochement mutuel ». Cette manifestation était aussi l’occasion de présenter l’Autriche avec la projection sur grand écran d’une cinquantaine de photos. Cette dernière initiative, qui a remporté un avis mitigé de par ses répétitions, a mis en couleur la nature variée du pays et sa somptueuse architecture baroque. Le concert se voulait également être une présentation de l’art européen avec le choix de neufs compositeurs et l’interprétation de deux musiciens issus de huit nationalités européennes.

L’organiste, Matthias Giesen, né en Allemagne, a étudié à l’Université de Musique de Cologne et de Stuttgart. Après avoir obtenu en 1998 le premier prix d’orgue de l’académie spécialisée de Bayreuth, il est nommé un an plus tard organiste du Couvent Augustin de Saint Florian en Haute Autriche. En parallèle, entre 2000 et 2002, il enseigne à l’Université de Musique de Cologne. En 2003, il occupe la fonction de Maître de Chapelle au Couvent de  Saint Florian. Il est également Chargé de Cours à l’Université de Musique de Vienne, directeur artistique des concerts d’orgue au festival de Musique « Bruckner » et organisateur du concours international d’orgue « Anton Bruckner » à Linz (Autriche).

Saska Kolaric, Mezzo-Soprano, est, quant à elle, d’origine slovène. Elle étudie le chant à l’Université de Musique et des Arts plastiques à Graz où elle décroche la mention « très bien ». En 1999, elle interprète son premier rôle à l’Opéra National de Slovénie. Un jour « Hänsel » dans « Hänsel et Gretel » de Humperdinck, l’autre « Cherubino » dans « Les Noces de Figaro » de Mozart, elle est actuellement professeur au Conservatoire de Musique de Ljubljana (Slovénie).

Ces deux musiciens, qui ont eu trois jours pour apprendre à se connaître et Matthias Giesen de se familiariser avec la vingtaine de registres (timbres) de l’orgue, nous ont offert un riche programme composé des œuvres de célèbres compositeurs du XVIIe au XIXe siècle.  

NDA07MatthiasGiesenJeu.JPG



Le récital s’est ouvert sur un morceau de Camille Saint-Saëns, un clin d’œil au compositeur qui, en 1912, avait participé à l’installation de l’orgue de la Basilique.
                                           

Le cœur du programme a été vivement apprécié, même si le public, qui n’était pas complètement mé
lomane, a un peu peiné à suivre quelques pièces. Certains auditeurs, les yeux fermés et les mains jointes, se sont laissés transporter par la limpidité du timbre de la mezzo-soprano et la gravité de celui de l’orgue tandis que d’autres s’amusaient à observer, sur grand écran, le jeu acrobatique des pieds et des mains de Matthias Giesen.

Le dernier duo, l’« Ave Maria » d’Anton Bruckner, interprété en hommage à la Vierge, a largement saisi l’assemblée et remporté son ovation. Pari tenu pour les musiciens qui désiraient que ce morceau « soit un moment de paix, comme une prière offerte à Notre-Dame ».

Par Raphy&Nico - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 11 novembre 2007
couvetoilealgCLR-copie-2.JPG Notre communauté se souvient avec enthousiasme de Fabrice Blaudin de Thé, ce jeune volontaire de la Délégation Catholique pour la Coopération venu améliorer le système informatique du diocèse. Connu pour sa disponibilité et son grand cœur, il était aussi toujours prêt à sillonner l’Algérie en vue de mieux comprendre ses frères d’accueil.

 
Trois années se sont écoulées et Fabrice n’a rien oublié de l’Algérie et de la communauté chrétienne. Pour témoigner de sa gratitude, il a rassemblé avec soin les lettres qu’il avait écrites à ses proches durant ses deux années de coopération dans son premier recueil L’Etoile algérienne.

 

D’Alger à Tamanrasset en passant par el Oued, Fabrice pose avec spontanéité et humour  la mosaïque de son aventure humaine. Sa démarche n’est ni celle « d’un historien, ni celle d’un sociologue » et se veut avant tout personnelle. Nous nous délectons ainsi à lire ses anecdotes « glycinesques » ou diocésaines, à retrouver ceux que nous aimons et à découvrir toujours davantage ce pays, ses habitants et leurs traditions.

 

Merci Fabrice en te souhaitant bonne route vers ton étoile.

 

Fabrice Blaudin de Thé

L’Etoile algérienne

Aix-en Provence, Les Editions du Persée, 2007

Par Raphy - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 13 octobre 2007

Saha aidkum 
عيدكم مبارك


Nous souhaitons un joyeux Aid à tous les algériens, à ce peuple qui nous accueille et plus particulièrement à ceux que nous 
connaissons et qui partagent notre mission, 
celle de la rencontre dans le respect et l'amour mutuel, de l'autre. 
Nous n'oublions pas non plus les musulmans de France.
 



Par Raphy - Publié dans : ALGERIE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 30 août 2007

Cher Papa, Cher Beau Papa,                                                             

                                                              BON ANNIVERSAIRE

AID MILAD SAID

                                         CUMPLEAÑOS FELIZ

                                                            

 HAPPY BIRTHDAY

Nous pensons bien à vous (toi), et profites bien des vacances... (et du tracteur!).        

Vivement que le travail reprenne, pour passer aux 35 heures!!

Nikoula ou Rafaïl

Par RN - Publié dans : EVENEMENT
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 26 août 2007

CODE DE LA FAMILLE EN ALGERIE

Le 9 juin 1984, l'ANP (Assemblée Nationale Populaire d'Algérie) vote pour un code de la famille inspiré de la Charia (ensemble de règles de conduite appliquées aux musulmans). Soutenu par les islamistes, ce code institutionalise la "sous-citoyenneté" de la femme.

Concrètement, voici quelques exemples de cette loi et de son application :

(exemples extraits d'un texte rédigé par le collectif 20 ans Barakat (20 ans, Ca suffit))

- Art.39 : L'obésissance que doit accorder la femme à son époux en tant que chef de famille. Ainsi, une femme de 28 ans est battue sauvagement et menacée de répudiation par son mari car elle est sortie sans permission accompagnée de son jeune frère pour conduire d'urgence son bébé à l'hôpital.

- Art.87 : L'autorité parentale est strictement attribuée au père et refusée à la mère. Une mère de 32 ans en l'absence de son mari est obligée de recourir à un juge pour que l'intervention chirurgicale de son mari soit autorisée.

- Art.11 : L'obligation pour toute femme d'avoir un tuteur lors du mariage. La femme doit donc obtenir le consentement de son père ou de son oncle... voire de son fils s'il s'agit d'un deuxième mariage.

Des lois tout aussi injustes touchent la polygamie, l'héritage....

Malgré l'opposition islamiste, des amendements ont vu le jour en 2004.

Voici, quelques exemples de ces derniers :

- L'autorité parentale pour la mère est accordée à la femme divorcée mais pas à la femme mariée. Contrairement au mari, le droit pour la femme de demander le divorce est limité à des situations particulières : infirmité sexuelle de l'époux, absence de plus d'un an sans motif. Enfin, les hommes gardent leur pouvoir de répudiation.

- Le tutorat existe toujours mais le tuteur ne peut désormais empêcher une femme de se marier si elle le désire et il ne peut la contraindre au mariage.

- La polygamie (jusqu'à 4 épouses) est maintenue mais assortie du consentement préalable de la première épouse (ou des premières épouses) ainsi que de la future épouse. Un juge doit vérifier la réalité de ce consentement ainsi que la capacité de l'époux à assurer "l'équité (entre ses femmes).

Les associations en faveur de l'égalité des droits continuent à se battre pour abroger le code de la famille

Par RN - Publié dans : HISTOIRE DE FEMMES...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 26 août 2007

 


 

Retrouvez la musique sur :

 http://www.bledconnexion.com/wachdak.wmv

Soyez patients pour le téléchargement même si Dieu a donné des montres aux européens et du temps aux africains... prenez le temps... !

 

 

 

20 ans baraket ...le texte de la chanson

"ouech dek yel qadi"

 Couplet 1-Istikhbar-

 


Ya n'ssa leklam makfach lazem neqtâ el ouidane Laâdel ma issaouich ki ighib el mizan

Ya nass el jazair ghataou e chemsbel gherbel N?hajikoum  ya bnat 20 sna hbal

 

 Fi majless el âr  âm rabâ ou thmanyin

 

 

Darou kanoun hagar kanou metfahamin Sarkou hak enssa ou kharjou m?hanyin
darou raihoum, hasbouna mel ghaflin

 

 

 

Refrain :
Ouachadek ya el qadi
Ouachadek tkhaf mani
Ouaqfa f?koul maoussem
Klami mafih sem


Zouadjna f? yed flan ou feltan
Harmou âlina el khadma, ou ghalkou  el biban
B? qanoun el ousra qat'ouna el djenhan
Ma netlab mzia, tarikhna bourhan

 

 

 

Refrain :
Ouachadek ya el qadi
Ouachadek tkhaf mani
Ouaqfa f?koul maoussem


Klami mafih sem

 

 

 

Annie Flore Batchiellilys (Français et Punu, langue du Sud Gabon) :
Nos voix s'élèvent
Na niangway
Mba mughetu moumou
A ghé la ses droits
Nos voix s'élèvent encore une fois
Mba mughetu moumou, A ghé la ses droits

 

En kabyle :
Amachahou awen dehkour
ayni khedhmen widh i hekmen
el kanoun idourwen
arouvliss tsoulawin

 

texte parlé :
afrem thed el kheleth
âachrin sna dharourou

 

Rabit ouladi n?har heten  rajôuli  kbar
Talaqni b? kalma ou haouazni ma dar
slah ouladi f? hokm el ghadar
Rayi ma ândou chen zid el hem oua damar

 

Refrain (kabyle)
Achou kyouren el qadhi
Achou lkhouf idourer
arou thoura souradhi
vrir adhîcher

 

Code de la famille, Commettant l?infamie,
Les tuteurs tirent les ficelles aux noces des gazelles,
Mineures oh ma soeur ! A l?ordre on te rappelle
Écoutez la chanson, elle ne changera pas d?air
Et qu?on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire, à ne plus jamais faire
Et qu?on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire

 

Ya sam'ine laqssida ma y doum el hal
El barah ki l?youm hadechi mouhal
Yed ouahda ma t?sefeq ya rjal
Mâak nour dhaouia mezel ou mezel

 

Refrain :
Ouachadak ya el qadi
Ouachadek tkhaf mani
Ouaqfa f?koul maoussem

 


Klami mafih sem

Klami mafih sem

 

Klami mafih sem

La chanson, le texte en français

 

 

 

Hé juge qu?est ce qui t?a pris ?

 

 

 

Prélude

 

Femmes, les mots ne suffisent plus, traversons le torrent,
Car il n'y a pas de justice quand la balance est truquée
O gens d?Algérie, peut on cacher le soleil avec un tamis ?
Je vous raconte là, les filles, l?histoire de 20 ans de folie
Dans l?assemblée de la honte, en 1984, des élus scélérats
Tous complices, ont fait le code de l?infamie,
Aux femmes ils ont ravi leurs droits, leur conscience est tranquille
Nous pensant crédules, ils ont fait la loi

 

 

 

 

Refrain :
O juge qu?est-ce qui t?a pris ? Pourquoi as-tu peur de moi ?
Je suis debout en toutes saisons, mes paroles sont sans venin
Aux mariages arrangés, les tuteurs tirent les ficelles
Ils nous excluent du travail, cadenassant les portes,

 


Ils imposent le code, fracassant les ailes
Secouez les mémoires, l?histoire parle pour nous, nous ne demandons pas de

Ils imposent le code, fracassant les ailesSecouez les mémoires, l?histoire parle pour nous, nous ne demandons pas de

 

Ils imposent le code, fracassant les ailesSecouez les mémoires, l?histoire parle pour nous, nous ne demandons pas de faveur

 

 

O juge qu?est-ce qui t?a pris ? Pourquoi as-tu peur de moi ?
Je suis debout en toutes saisons, mes paroles sont sans venin

 


Nos voix s'élèvent

Nos voix s'élèvent

 

Nos voix s'élèvent Aujourd?hui parce qu?ici la femme n?a pas ses droits
Nos voix s'élèvent encore une fois
Parce qu?ici la femme n?a pas ses droits

 

Je vous raconte l'histoire,
de ce qu'ont fait les puissants,
des règles, un code sans espoir,
dont la femme est l'obsession
Femmes,  sortez du noir,
de ces déboires de 20 ans.

 

 

 

Amour et nuits blanches à élever nos enfants,
Il m'a chassée d'un mot, répudiée, je n'ai plus de toit
Garde des enfants pour moi, mais tutelle entre les mains du traître
Ma voix est sans valeur,  à cela  s?ajoute la peine et le tourment

 

 

 

Refrain
Cesse juge de poursuivre
Une peur sans raison
Ecris que je veux vivre
Ma dignité maintenant
Code de la famille, commettant l?infamie,
Les tuteurs tirent les ficelles aux noces des gazelles,

Mineure oh ma soeur ! A l?ordre on te rappelle
Écoutez la chanson, elle ne changera pas d?air
Et qu?on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire, à ne plus jamais faire
Et qu?on se le dise, cette loi est à défaire,
A ne plus jamais faire

 

 

 

O vous qui m'écoutez, tout change, rien ne dure
Jadis comme maintenant, le joug est bien trop dur
O hommes, une main solitaire n?applaudit guère
Au loin brille ta lumière
et le chemin est clair

 

 

 

Refrain
O juge qu?est-ce qui t?a pris ? Pourquoi as tu peur de moi ?
Je suis debout en toutes saisons, mes paroles sont sans venin

 

 

Par RN - Publié dans : HISTOIRE DE FEMMES...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 22 août 2007

FEMMES LEADERS

Le lendemain du départ de nos étudiants subsahariens, nous avons accueilli un groupe de jeunes femmes algériennes venues suivre une formation sur le mouvement féminin en Algérie animée par le collectif "20 ans Barakat".

Ce collectif mene une campagne autour des 20 ans du code de la famille algérien en le dénonçant et organise un certains nombres de manifestations et actions pour relayer la campagne en Algérie. http://20ansbarakat.free.fr/

Cette session fut l'occasion pour les 19 jeunes femmes, que nous avons accueillies, de se rencontrer. En effet, venues des quatre coins du pays, chacune a pu découvrir une autre Algérie, des modes de pensée et de vie différents. Cette richesse culturelle a permis d'animer les débats. Si elles n'étaient pas toujours d'accord entre elle, confrontant leurs idées libéralistes pour certaines et traditionnelles pour d'autres, elles ont pu échanger, critiquer, débattre et apprendre à travailler ensemble malgré leurs différences.

                             

L'apprentissage de la rencontre, car oui il s'agit bien d'un apprentissage où chacun doit s'ajuster, n'était pas acquis d'avance. Au deuxième repas, une dizaine de filles du nord de l'Algérie s'étaient ramassées sur une table de 8 places laissant les 3 filles du sud, seules, sur une table de 8. A l'inverse, dès qu'il s'agissait de faire la vaisselle, les filles du Nord y mettaient une très bonne volonté tandis que les filles du sud partaient en catimini, juste à ce moment-là, pour aller prier.

Cette session s'est clôturée par une fête où toutes les filles ont dansé et "hululé" sur l'air de Ouech dek yal qadi (O, juge qu'est-ce qui t'a pris ?) chanson initiée par 20 ans Barakat. (Retrouvez les paroles dans le prochain article).

Nous les retrouverons, Incha Allah, début 2008 !

Par Raphy&Nico - Publié dans : LA VIE A LA MD
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Pics

  • udt07-051soiree.jpg
  • cco03georges.jpg
  • md10vueouestneige.jpg

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus